Quand la routine s’installe et que le deuil s’impose.

Quand nous sommes spectateurs de la détresse des autres, nous imaginons ce que ces derniers peuvent ressentir face à la perte d’un être cher avec lequel, ils prévoyaient un avenir sans se soucier de l’impétuosité du destin…jusqu’ au jour où, ce n’est plus les autres mais vous qui faites la douloureuse expérience de perdre une personne que vous aimez fort. Face à cette rivière de souffrance, nous nous rendons bien vite compte que la douleur est inimaginable parce qu’elle est indescriptible, personnelle et spécifique. Celle-ci s’estompe lorsque le temps nous ramène à l’ordre : nous ne pouvons pas nous attacher au passé ; alors le deuil s’impose à nous.

Faire le deuil de quelqu’un ce n’est pas faire table rase du passé ( de toutes les façons mais si nous le souhaitons, nous ne le pouvons pas, parce que le passé est un facteur déterminant de notre personnalité) mais de vivre avec celui-ci en se tournant vers l’avenir ; un avenir qui se dessinera sans la personne que nous avons perdu. Faire le deuil c’est accepter que l’autre soit parti, accepter que l’autre appartienne au passé. Faire le deuil c’est ouvrir les portes d’un présent sans l’autre. Faire le deuil c’est apprendre à vivre sans l’autre.cemetery-883417_640

Ce qui est frappant dans le deuil, c’est que nous avons consciences que la transition s’impose tout en ayant peur de lâcher prise. La peur d’oublier le visage de la personne disparue se transforme en remords : nous nous en voulons d’oublier l’autre. Mais oublions nous vraiment ? Par mon expérience du deuil, j’ai compris que nous n’oublions pas mais nous l’enfouions dans les souvenirs par un devoir de mémoire. Il existe plusieurs manières de faire son deuil :

Certaines personnes font vivre la mémoire du mort dans chaque geste quotidien en faisant des valeurs de celui-ci la base de ses propres actions ; là encore le devoir de mémoire s’impose. C’est une manière de faire revivre l’autre en minimisant son absence. D’autres cherchent le réconfort de DIEU dans la prière ce qui les fortifie. Cette catégorie de personnes font le deuil facilement parce qu’elles ont compris que « nul n’est maître de la vie et de la mort ». La consolation divine est une délivrance parce que nous remettons tout à DIEU. Il y a également des personnes qui utilisent le déni pour oublier en ayant une mémoire sélective jusqu’au jour où elles seront capables d’affronter leur vie et leur douleur… Quoiqu’il en soit, le deuil est inéluctable parce que nous ne pouvons actualiser le passé. C’est une mission impossible. Le deuil devient alors une solution évidente. S’aliéner dans la douleur c’est de s’accrocher à une personne dont l’horloge de la vie s’est arrêtée pendant que la votre continue à tourner.death-2421820_640

#BlogDeKamimani

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