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Voyage au bout de la nuit

Certains me trouveront mélancolique, d’autres sensible. Vous n’aurez pas tort parce que je le suis au point de partager avec vous des histoires. Cette envie maladive de communiquer de cette manière à un but précis ; celui de montrer que l’on ne doit pas avoir honte de la personne que l’on ait parce que l’on ne choisit ni ses origines, ni son destin, ni la couleur de sa peau. Il faut apprendre à s’aimer et à accepter que la vie est parsemée d’embuches et qu’en retour nous avons la force de les surmonter.

S’il y a une chose à laquelle je me suis agrippée comme une bouée de sauvetage pour continuer à vivre, c’est  de me répéter qu’échouer c’est de rester là où je suis tombée. Un jour, je n’arrivais pas à dormir parce que trop de choses se bousculaient en moi ; je pouvais rester des heures sans vraiment savoir à quoi je pensais. En faisant un examen du  « moi », en faisant face à mes propres peurs, je me suis aperçue que rien n’était arrivé comme je le voulais ; le destin s’impose à nous de façon progressive. En effet, je rêvais de devenir un grand médecin, sauvant des vies lorsque les sciences apportaient encore des réponses. Naïve que j’étais je pensais que la vie était belle, qu’il suffisait d’être dans ce monde pour que tout soit acquis ; j’ai vite compris qu’en plus d’avoir la grâce de vivre, il fallait développer en soi la persévérance, la volonté et le courage pour braver les épreuves et écrire son histoire. Je pensais également que tous les aurevoirs se ressemblaient. Je me suis trompée. Très vite j’ai su que certains étaient éphémères et que d’autres étaient éternels et douloureux. J’ai compris que, pour vivre en société, il fallait se faire violence, avoir le cœur dans les mains. La vie m’a fait comprendre que ce qui me maintenait en vie c’est le fait de me savoir entouré des personnes que j’aime et qui me protègent. Ainsi, j’ai compris que la famille est sacrée, que l’amour a le pouvoir de tout guérir et que la haine pouvait réveiller le pire en moi. J’ai su à mes dépends que l’hypocrisie est un mirage voluptueux et subtile difficile à détecter chez les hommes et qu’il fallait faire attention à tout ce que l’on fait.

Oeil

Nous commettons tous des erreurs ; certains moins, d’autres un peu plus, surtout avec les personnes que l’on aime, cela fait partie de la vie et des relations humaines. Si les rapports entre les hommes étaient sans malice la vie serait bien ennuyeuse. J’ai amèrement compris que certaines erreurs influencent  notre devenir de façon irréversible. J’ai compris d’innombrables choses parce qu’en plus d’avoir eu les  pieds au mur, j’ai fait face au tourbillon de la vie et que, je me suis accrochée à cette force qu’on appelle l’espoir. Oui, tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir, cette petite lueur au fond du tunnel qui peut tout changer. Pour pouvoir l’apercevoir, il faudrait trouver la force pour panser les blessures du passé et chercher le chemin de la totale guérison.

Kamimani

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        Le voyage est si court ici-bas…

 

Il y a un fait indéniable, irréfutable c’est la mort. Chacun de nous naît avec une sentence : la mort qui n’est rien d’autre que l’autre partie de la vie. Si donc, nous sommes conscients que nous sommes de passage sur cette terre( le voyage est si court) pourquoi alors faire de la haine, de l’hypocrisie, de la vengeance notre quotidien ?   La vie est un long combat avec ses multiples choix et décisions qui s’imposent à nous. Il est vital de se  débarrasser des sentiments et émotions ponctuels qui font surgir le mauvais en nous en essayant de vivre ensemble avec nos différences. Certes nous sommes tous des locataires sur cette terre  condamnés à cohabiter mais il faut reconnaître que la présence des uns et des autres nous permet de supporter le poids de la vie parsemée d’épreuves. Ne perdons donc pas le peu de temps que nous avons à cultiver le mal. Il est clair que l’erreur est humaine mais persévérer dans le mal est  diabolique. Etre des artisans philanthropes ayant le désir et la soif de s’aimer malgré l’adversité, voilà ce que chacun de nous doit chercher.

voyage-si-court

Voyageuse 

L’homme est un être particulier en ce sens qu’à la différence des animaux, il est  doué de raison. Etant donc réfléchis nous devons apprendre à cultiver le pardon, l’amour et la paix. Nous devons faire preuve de sensibilité et de compréhension envers notre prochain. Pour cela dans nos moments de colère et d’énervement nous devons nous poser la question suivante : « et si c’était moi ? » et chercher la force  pour exprimer le bien qui est en nous. Autrement dit sommes-nous capables de faire du mal à notre propre chair ? Je crois que non. Par conséquent nous devons aimer autrui comme nous-même et agir de telle sorte à considérer son prochain comme une fin mais jamais comme un moyen. Le voyage est si court ; nous sommes des créatures célestes alors ne perdons pas nos vies à nourrir de sombres désirs avec autrui.

Souvenez-vous le voyage est si court !

Kamimani